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LYCEE KIGANDA : CAP VERS LA CELEBRATION DU JUBILE D’ALBATRE

LYCEE KIGANDA : CAP VERS LA CELEBRATION DU JUBILE D’ALBATRE

 

Dans le cadre de la célébration du jubilé de 75 ans de sa fondation, le Lycée de Kiganda en Archidiocèse de Bujumbura, plusieurs jours de mobilisation de toute la communauté ont été consacrés à se préparer dignement à cet événement mémorable de l’école. Le thème comme pole mobilisateur : Être lumière pour nos contemporains (cf. Mt 5, 13).

Ainsi les trois premiers jours du mois d’Octobre ont-ils été consacrés à des réflexions diverses animées par plusieurs invités dont le chargé communal de l’Enseignement, des professeurs d’université, des agents du Département pour la Pastorale et la Catéchèse au  niveau de la C.E.CA.B.

De fait c’est dans ce cadre que plusieurs modules ont été développés dont celui de l’éducation aux valeurs humaine et chretienne avec un focus sur les valeurs de vérité et de justice. Et comme pour ne pas rester dans les généralités le conférencier, auteur de ces lignes,  a aidé les enseignants ainsi que les élèves à ouvrir les yeux, de façon critique, sur le phénomène de la fraude en milieu scolaire et qui rejoint subrepticement aussi les parents et les éducateurs.

Le conférencier a essayé de passer au peigne fin les causes profondes et souvent inavouées de ce phénomène dont la culture du moindre effort, l’âpreté au gain immérité, la procrastination, l’esprit machiavélique, l’émoussement du sens du péché, la crise des valeurs morales, une foi superficielle non chevillée aux actes, l’esprit grégaire accusant un manque de discernement et de jugement etc. Les défis se font observer dans la vie socioprofessionnelle : manque de sens de responsabilité et de conscience professionnelle, esclavage de la paresse et du moindre effort, recherche de tout monnayer, la corruption s’invite dans les prestations, compromettre le sérieux dans la gouvernance, s’aliéner le crédit et la confiance, le travail entaché de médiocrité puisqu’on ne donne pas ce qu’on n’a pas. Le fraudeur impénitent compromet gravement le développement du pays ainsi que sa propre dignité et sa propre croissance en humanité.

L’animateur a invité les participants, surtout les jeunes, à briller par une culture de l’effort car rien d’honorable ne peut s’acquérir sans ascèse. Il les a notamment exhortés à rechercher avant tout l’acquisition des connaissances pour les aider plus tard à être utiles à la nation et à l’Eglise. C’est dire que les savoirs, les savoir-être, les savoir-vivre et servir doivent être l’horizon de leur formation.

Il a fait un coup d’œil aux enseignants éducateurs pour qu’ils restent vigilants et ne se laissent pas rejoindre par cette pratique perverse dans leur ménage, leur vie socioprofessionnelle. Des échanges riches ont révélé que les élèves ont saisi la gravité de la pratique et se sont engagés à en découdre avec elle tout en se faisant apôtres auprès de leurs pairs rongés par le virus de la fraude.

Et si, dans cette école on créait un club de prévention et de lutte contre le phénomène de la tricherie ?

Abbe Eugene NSANZERUGEZE