

Ce vendredi, 13 Mars 2026, son excellence Monseigneur Joachim NTAHONDEREYE évêque de MUYINGA, actuellement président de la CECAB et de l'ACEAC, a effectué une visite au Grand Séminaire de BUJUMBURA pendant trois jours. Cette présence a honoré le Bercail en général, mais de manière particulière, les séminaristes ressortissants du diocèse de MUYINGA qu’il a rencontrés, dès son arrivée vendredi soir. A cet effet, il a pu s’entretenir avec chacun d’eux.
Le lendemain matin, notre hôte a présidé la sainte messe. Dans son allocution d’accueil, le recteur du Grand Séminaire lui a adressé des paroles de remerciement tout en soulignant que sa présence est un signe éloquent de sa sollicitude pastorale pour ses brebis.
« L’homme n’est grand qu’à genou »
Dans son homélie, l’évêque a invité la communauté à garder un esprit d’humilité pour reconnaître nos faiblesses. Au début de chaque liturgie de la messe, explique-t-il, nous nous frappons la poitrine pour demander le pardon de nos péchés. Ainsi, il ne suffit pas de se reconnaître pécheur, mais encore faut-il qu’il y ait le sauveur pour être libérés de notre esclavage. Dans cette perspective, Jésus nous présente aujourd'hui la parabole du pharisien et du publicain. Des fois, nous sommes à la fois publicains et pharisiens car, bien souvent, nous prétendons n’avoir pas besoin de Dieu pour être sauvés. Pourtant, sans Dieu, nous ne pouvons que rester engloutis dans les remords du péché. C'est pour cela que ce qui plaît à Dieu c’est l’attitude du publicain.
A l’écoute du pasteur
Pendant la soirée, l'Evêque s’est entretenu avec tous les grands séminaristes. C’était pendant la lecture spirituelle déjà organisée chaque samedi. Dans cet entretien, il nous a partagé des informations liées à la réunion qui venait d’avoir lieu dans le cadre de l’ACOREB. « Au cours de cette réunion, disait-il, les participants sont revenus, d’une part, sur la manière dont nous devons soigner la liturgie. La liturgie est au service de l'évangélisation ; c'est ainsi qu'elle est la première école de la foi. Pour ce faire, elle doit être reconnue et approuvée par l'autorité de l'Eglise, c'est pour cela que le missel est en train d'être traduit du latin au kirundi pour qu'il y ait l'adaptation de certaines stylistiques aussi bien orales que gestuelles.
En savoir davantage sur notre Eglise
D'autre part, les évêques se sont penchés sur le pacte éducatif africain qui remonte de Novembre 2022 comme réponse à l'écho du Pape François en 2019 (Via Laudato si et Gaudium et spes qui exhorte toute l'humanité à l'ouverture à la fraternité universelle qui va dans la logique même de la protection de la maison commune). Cela exige une éducation fiable et performante de laquelle nous devons déduire un pacte éducatif national. Ce pacte comprend un contenu interne axé sur diverses implications. Il s'agit alors d'une organisation interne de l'Eglise; le souci d’une introduction de la place de la théologie pratique dans la formation des futurs prêtres. En plus, cette organisation se préoccupe du travail synodal avec toutes structures liées à l'éducation; de l’accompagnement des intellectuels catholiques dans leurs engagements et leur vie publique sans oublier de veiller à la place des femmes dans l'éducation catholique, d’assurer une commission continentale d'une éducation au niveau du SCEAM; d’une instauration du bureau régional d'éducation; de la création, renforcement et coordination des bureaux de formation au niveau des diocèses et des paroisses; et enfin, de l’accompagnement des familles dans leurs rôles d'éducation des enfants. Au niveau des écoles, il va falloir la formation à l'esprit critique, revenir sur l'axe étatique dans la systématisation de l'éducation, sans oublier la multiplication des universités catholiques.
Après ces informations, les séminaristes ont saisi l’occasion pour exprimer leurs préoccupations. L’évêque n’a pas manqué de leur donner des éclaircissements et des explications appropriées.

A la redécouverte de notre baptême
Sa visite pastorale s’est clôturée dimanche le 15 par une messe pendant laquelle, il a baptisé un enfant. Dans son homélie, il a montré comment nous devons nous comporter comme des fils de lumière, ce à quoi la parole de Dieu faisait allusion. Il a aussi profité de l’occasion pour parler de la nature de notre baptême. Dieu nous a aimés d'avance, a-t-il renchéri, il nous a choisis pour être la lumière de l'humanité. Cela est une exigence majeure dans la mise en pratique de nos engagements baptismaux. Par notre baptême, nous avons acquis en nous un germe qui doit être entretenu jusqu'à ce qu'il donne, en abondance, de bons fruits. Cet événement nous a davantage édifiés sans oublier la joie qu’il a semée dans nos coeurs.
Josué TUYISABE