

En date du 1èr mai 2026, au Grand Séminaire de Bujumbura dans l'eucharistie du jour présidée par Abbé NZOHABONAYO Juvénal la communauté a célébré la Solennité de Saint Joseph Travailleur, occasion propice de fêter la journée du travail. Dès 1955, après les manifestations à Chicago causées par le bafouement des droits des travailleurs, on a dû instituer la journée mondiale pour mettre en évidence les droits du travailleur. Dans notre Eglise universelle le Pape Pie XII a confié cette journée à Saint Joseph Travailleur par excellence pour avoir veillé à la prise en charge du Fils de Dieu.

Dans son homélie, il a rappelé de réaliser tout travail, si minime soit-il avec engagement, le mieux possible, pour le Seigneur et non pour les hommes (Col 3, 23). Car, Dieu lui-même s'est révélé comme travailleur en créant le monde. Après la création, Dieu a confié le monde à l'homme et lui a donné mission de le transformer. Ainsi compris, le travail devient comme lieu de sanctification.
Joseph en est le modèle ultime. Il s’est acquitté du travail le plus modeste de son temps, celui du charpentier. Emboîtant le pas à saint Joseph, patron des travailleurs, il nous a rappelé quelques comportements qui doivent nous caractériser dans la croissance de notre vie chrétienne.
Il s'agit d'abord de l'amour du travail, n'importe lequel sauf le péché. Ensuite, il faut accomplir pour l'avènement du royaume de Dieu, même le travail le plus insignifiant, y compris celui d'esclave, le faire avec joie sachant obéir au seul Maître qu'est le Christ. Il faut combattre tout ce qui est exploitation des uns au détriment des autres (esclavagisme). S'appuyant sur Laudato si de pape François, enfin, le célébrant n'a pas manqué de nous inciter à protéger l'environnement que Dieu nous a octroyé. Car, nulle visée de l’homme ne peut pas être conçue pour une manipulation de la nature.
Fratri Josué TUYISABE